Dimanche 5 Novembre 2006

Publié le par Balthasar Sievers

Du Frioul à Planier

Dimanche 5 Novembre, journée en mer vent de Nord Ouest 10 à 15 nœuds avec des rafales à 20 nœuds, un bon petit mistral qui à levé une petite houle au fur et à mesure de la journée.

Départ 11 heures depuis le port du Frioul, petite boucle en rade sud au moteur, pour faire quelques photos de la corniche.

A midi on hisse les voiles, on double le Frioul par le sud et cap sur le phare du Planier en un bord de largue.

Mouillage à l’abri du phare le temps de casser la croûte et de permettre à Aaron de pêcher quelques beaux serrans.

Pendant ce temps deux voiliers passent entre l’îlot et nous, ils avaient  l’air de bien s’amuser en se tirant la bourre…mais ce qu’ils ne savaient pas, est qu’ils ne sont pas passés loin de la catastrophe car nous étions à la limite des hauts fonds truffés de cailloux à moins d’un mètre sous l’eau. Ils ont vraiment eu de la chance de ne pas talonner.

J’apprends le lendemain que ils n’étaient pas deux mais trois et que le troisième connaissant les lieux, avait choisi de passer au nord du phare là ou les eaux sont claires. De plus, j’aurais dû les reconnaître malgré leur gîte et le contre jour, car il s’agissait de nos amis fred et isa sur fantôme, le Drac 01 un magnifique plan Mauric sur lequel nous régatons souvent.

Nous levons l’ancre à 15 heures 30, et nous nous joignons à cette petite flottille pour rentrer sous voile au pré serré.

Nous accostons au port avec la nuit, nous avons juste le temps de prendre la navette de retour.

Cette journée sous voile nous à permis de constater que le réglage du gréement est encore à travailler, notre bateau est tellement ardant que si nous serrons tops le pré, il devient incontrôlable, il monte face au vent et commence à culer.

Notre safran étant encore trop court nous espérons que son remplacement aura un bon effet sur la maniabilité sous voile, nous placerons l’antenne un peu plus à l’avant, la prochaine fois, pour voir si cela permettra de rendre le bateau moins ardant.

Le retour, avec un mistral établi à 20 nœuds et des vagues  d’un mètre, pratiquement parallèles à notre cap, nous ont démontré que la gîte et le roulis était tout à fait raisonnables.

Publié dans Le Journal de Bord

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