Pour un franc

Publié le par Balthasar Sievers

Cédé pour un franc symbolique, André Jean nous attendait sur un parking de la pointe rouge depuis un an.

Les bateaux en bois n’aiment pas sécher ainsi, en effet tous les bois se rétractent et les assemblages prennent du jeux. De plus, l’eau de pluie provoque la pourriture du bois surtout lorsque les peintures ont pratiquement disparues.

Une inspection avec plusieurs charpentiers de marine nous ont permis de faire un bilan :

- Une dizaine de varangues sont à moitié pourries, sur l’arrière du bateau, ce qui correspond au fond de cale là où les pécheurs entreposaient le poisson et les filets.

- L’étambot et pourri sur le quart supérieur.

- Les bordées sont très disjointes, il faudra arroser les bois à l’eau de mer avant de calfater pour que le bois gonfle à nouveau. De plus le retrait du bois à décollé les bordées des membrures.

- Le pont est particulièrement sec et on peut passer la main entre les joints.

- Il n’y à plus de moteur mais il reste l’hélice, l’arbre et les paliers.

 

« Alors messieurs les charpentiers quand est il ? »

« Et bien y a du boulot mais c’est une belle construction robuste et un barquette de huit mètres c’est assez rare…mais il faut se dépêcher un bateau en bois est fait pour rester dans l’eau ! »

« Bon alors ce n’est pas un cadeau empoisonné ? »

« Non si vous êtes motivés…. »

Publié dans La restauration

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eric 17/01/2007 15:41

Bonjour,
je vous prie de bien vouloir me contacter par mail
Latina mora

Eric 17/01/2007 15:40

Bonjour,
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Latina mora