La
Fédération du Patrimoine Maritime et Fluvial à labellisé notre barquette pour son intérêt patrimonial et la
qualité de sa restauration dans le respect des techniques traditionnelles. En effet la sauvegarde des bateaux de travail comme nos barquettes, et de plus est, lorsqu'elles sont grées de façon
traditionnelle: à la voile latine présentent un intérêt patrimonial aux yeux de ceux qui sont conscient que se patrimoine unique est en danger.
Présidé par Gérard D’Aboville assisté, pour la méditerranée,par l’Amiral Georges
Prud’homme, la FPMF est arrivée à faire voter une loi pour défendre l’idée suivante :
Le patrimoine maritime et fluvial suscite l'intérêt de milliers de Français qui ne comptent pas leur temps pour préserver
les traces de notre histoire, de nos traditions, de notre passé.
Rendons-leur hommage, aidons-les !
Tel est l'objectif de la Fondation du Patrimoine Maritime et Fluvial.
Gérard d'Aboville
Ainsi les passionnés que nous sommes avons enfin eu la reconnaissance de notre travail, même
si actuellement ce label nous exonère uniquement des droits annuels de douane, il sera je l’espère, un argument de plus pour faciliter l’obtention de places dans un des 24 ports de la rade
marseillaise pour nos bateaux sauvés…
Car il faut savoir que lorsque les bateaux de pêche sont mis à la « retraite », ils perdent leur anneau sur les
emplacements réservés aux professionnels et n’ont aucun moyen d’avoir un anneau de plaisancier dans un délais raisonnable.
Or nos bateaux en bois doivent rester à l’eau et ne pourront pas survivre à sec, la dizaine d’années qu’il faut patienter sur les listes d’attentes des capitaineries.
Le Vire Vire est une régate organisée chaque année par la Société Nautique de Marseille. Elle est ouverte à tout type d’embarcation à voile, sa particularité étant que les
départs se font en décalé suivant les jauges des concurrents. Les plus lents partent en premier les plus rapides une heure et demi plus tard, l’arrivée étant en temps réel pour tout le monde. Ce
principe en fait une régate très populaire elle à accueilli environ 190 bateaux cette année.
Chaque année quelques barquettes gréées à voiles latines ou houaris y régatent dans la classe des vieux gréements. Pour notre première participation nous avons voulu marquer
le coup en défiant les autres barquettes afin de motiver plus de propriétaires à régatter. Ainsi cinq barquettes marseillaises ont pris le départ cette année : La Bonne mère, Le Monté
Cristo, Atoll, Colombe et notre André Jean.
Le parcours, une boucle de 13 milles nautiques avec un départ sous la corniche qui sera aussi l’arrivée, ira en rade nord en passant par les balises de Canoubier et
Sourdaras puis vers la rade sud en rasant les cailloux du château d’If et du Frioul.
Les vieux gréements et nos barquettes étaient donc du premier départ. Le vent plutôt fainéant ce dimanche d’automne, tourna de Nord Ouest à Sud Ouest, nous laissant
barboter dans une bonne molle le temps de la renverse. Ceux qui ont su profiter des quelques risées avant la pétole ont tiré leurs épingles du jeu, nous distançant dés les premiers bords. Ainsi
nous avons fait toute la course, bord à bord avec Colombe, nous battant férocement, sous un soleil de plomb, pour ne pas occuper la dernière place. Tantôt devant puis derrière et finalement
devant, nous avons abandonné la régate à mi parcours au soleil couchant ayant la certitude de ne jamais couper la ligne d’arrivée avant la fin du temps règlementaire. Le résultat de ce défi,
Monté Cristo finit deuxième des vieux gréements et donc premier des barquettes, Atoll est second et coupe la ligne dix minutes après le temps règlementaire, puis suivent La Bonne Mère, André Jean
et enfin Colombe. Nous pouvons féliciter le courage d’Olivier à la barre de cette dernière qui fit cette course en solitaire ce qui n’est pas une mince affaire dans les virements de
bord.
Conclusion, ce sont les Pescadous du Monté Cristo qui auront le pot du Rhino, qu’on ira leur porter dans leur fief de l’Estaque et on y invitera tous les autres équipages de
barquettes ayant fait le vire vire.
J’espère que cette expérience sera renouvelée, que notre défi aura fait prendre conscience aux organisateurs qu’une « classe barquettes » peut exister et que
avec une réduction de parcours on aurait pu boucler une belle régate. De notre côté il est temps de faire bouger les autres barquettes grées de la rade afin d’être assez nombreux pour créer cette
classe. Car d’autres évènements peuvent accueillir nos bateaux de manière à démontrer que nous nous battons pour que ce patrimoine reste vivant, car il ne faut pas oublier que le yachting
marseillais à débuté avec des bettes et des barquettes à voile latine en témoignent les photos de l’exposition au pavillon flottant de la Société Nautique de Marseille.
Petit carénage avant l'escapade de l'été
Jeudi 12 et vendredi 13 juillet, André Jean se fait refaire une beauté sur les quais du port de l'Estaque avant de partir pour la Tall Ships Race et le rassemblement des voiles latines de la rade de Toulon. Accueillis par Lei
Pescadous de l'Estaco sur leur aire de carénage, nous avons pu rafraichir la carène de notre barquette dans des conditions idéales, aussi bien par la sympathie de l'accueil que par l'efficacité
et la compétence des "pescadous".
Deux jours de grattage ponçage et peinture, avec mon bain involontaire dans le port (le premier bain de l'année).

Conclusion André Jean à fait peau neuve avec un nouveau timon plus long, qui devrait améliorer nos performances sous voile.
Samedi 14 juillet, départ en convoi avec le Monté Cristo pour le convoyage de la rade de Marseille à celle de Toulon.

Je reste sur les quais, l'équipage Aaron, Benoît et Marie ont la joie de faire route.

Mais c'est "pétole" dés la sortie de la rade de Marseille, et c'est le ronronnement du moteur qui les accompagnera donc toute la journée.

Au soir, leur mouillage aux Embiez leur à permis de suivre cinq feux d'artifices à la foi, Sanary, Bandol, Six Fours,…. et de se battre avec les moustiques qui étaient de la fête...
Dimanche 15 juillet, passage du cap Cissié, et enfin du vent qui confirmera l'amélioration de nos performances sous voile. Arrivé au Morillon, André Jean m'attendra une
semaine pour participer au rassemblement.
La suite du programme de cet été est de repartir vers l'ouest et rejoindre la Latina Cup
à Palavas les flots le 28 et 29 juillet et d'enchainer avec la fête de la mer
de Port St Louis du Rhône le 13-14et15 Août.

Titre: Les Barques Catalanes
Auteur: Clovis Aloujes
Illustrations: dessins et photos
Editeur: Editions Loubatières à Toulouse
Le commentaire de l'equipage de l'André Jean:
Cet ouvrage est épuisé, nous en avons juste une photocopie, dommage car c'est une des premières publications suite à la prise de
conscience, en Catalogne française, sur la possible disparition de ce patrimoine maritime. Les barques catalanes aillant presque complètement disparues cet ouvrage tente de réveiller l'opinion
sur la valeur patrimoniale de ces embarcations ainsi que sur le devoir de mémoire sur l'histoire de la pêche artisanale et du cabotage. Ce petit ouvrage traite rapidement de l'histoire du
gréement latin, des barques catalanes et des méthodes de pêche. En attendant une réédition le seul moyen de se procurer ce livret reste la photocopie.
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Titre: Nuestra Vela Latina
Auteur: Francisco Oller et Vincente Garcia-Delgado
Illustrations: dessins et photos
Editeur: Editorial Juventud SA provenza, 101-08029 Barcelona
Le commentaire de l'equipage de l'André Jean:
C'est la bible Espagnole sur les voiles catalanes et Baléares. Cet ouvrage est en espagnol mais il comporte de nombreux croquis, détails et astuces aussi bien sur la charpente, le gréement
les voiles et les manoeuvres. De plus il propose des méthodes de calcul du centre de carène, de dérive et de voilure afin de déterminer le dessin du gréement.